Top 10 des skieurs que l’on rencontre (forcément) sur les pistes !

Ecrit par
shutterstock_159883568

A la montagne il y a certains types de personnes qu’on est sûr de croiser chaque année. Intemporels, on vous présente le top 10 de ces phénomènes que vous ne risquez pas de rater sur les pistes!

Le sur-motivé

Il est là, il se tient prêt. 30 minutes avant l’ouverture des premières remontées mécaniques, il est déjà devant les barrières, le bonnet enfoncé sur la tête, masque en position, bâtons aux poings et skis parfaitement alignés. Rien ni personne ne pourrait l’empêcher de profiter de chaque parcelle de poudreuse que la Montagne a à lui offrir ! Loin d’être natif de la montagne, il se tient prêt depuis des mois, a booké son séjour (bien souvent en solo) des mois à l’avance et ne vivra que pour la glisse durant une semaine. C’est son élément, il a dû être chamois dans une autre vie, il le sent. Il le sait.

Pixabay

L’enfant surdoué

Celui-là on l’a tous détesté une fois. C’est cette petite chose miniature qui passe devant vous dans une piste rouge où vous vous demandez pourquoi vous n’avez pas choisi la bleue à l’intersection. Celui-là, il ne dépasse pas les 150 cm qu’il fonce déjà à toute allure, lunettes vissées sur le nez et sans bâton s’il vous plait ! Virage maîtrisé, skis parfaitement alignés et s’il est vraiment diabolique, il se permettra même d’aborder cette bosse pour effectuer un petit saut du feu de dieu, le tout sous vos yeux déjà humide d’humiliation. Le genre de choses qui vous font vous demander pourquoi vous ne vous êtes pas contenté d’une journée cocooning au chalet. Vous vous sentez vieux. Et lent. On comprend, on est déjà passé par là.

Pixabay

L’adulte surdoué

Qu’il soit sur des skis ou un snowboard, la glisse c’est sa vocation. Il dévale les pistes à une vitesse fulgurante dans une danse de slaloms tellement parfaits qu’on se demande si ses spatules ne sont pas téléguidées. Le tout avec une expression mi-humble, mi-satisfaite qui vous dit : « je t’impressionne, je sais ». C’est le même que vous regardez s’éloigner sourire aux lèvres et l’air serein quand vous, avez les fesses dans la poudreuse après une plaque de verglas qui a surgi de nul part. Il ne lui manque que la combinaison rouge des moniteurs, mais comme il ne l’a pas vous le détestez encore plus d’être aussi doué sans aucune expérience professionnelle. Petit détail agaçant: il ne semble jamais fatigué quand vous, vous ramassez vos cuisses au bas de la piste.

Pixabay

Le faux surdoué

Celui-là on l’adore. Persuadé d’appartenir à la catégorie précédente, il fait tout pour tenter d’épater les autres usagers des pistes. C’est le type de gars souvent calé sur la glisse… En théorie. Il sait tout, connaît le nom des figures par cœur, les moindres pistes et remontées de la station et est généralement équipé tel un professionnel pour améliorer au mieux son expérience de la poudreuse. Sans parler de l’application sur son smartphone pour pouvoir mesurer sa vitesse et parfois même une Gopro pour filmer ses exploits sportifs. Simplement le problème c’est que cela reste de la théorie. En pratique il se montre un peu moins convaincant, malgré cette volonté de toujours vouloir épater la galerie en se lançant dans des pentes bien au-dessus de son niveau. On le retrouve finalement en bas de la piste, en train d’expliquer à ses potes combien les conditions météo sont contre lui et l’empêche d’exercer son art ou accusant encore ce pauvre gamin de lui avoir « coupé la route à plusieurs reprise ». Bien sûr.

Le rétro

Il semble tout droit sorti du film « Les Bronzés font du Ski ». Bonnet vissé sur la tête,  lunettes de soleil aux montures bien souvent en plastique rouge et combinaison rétro tout droit sortie des années 70. On note d’ailleurs que cette combinaison allie une telle multitude de couleurs fluo que Cristina Cordula en ferait un AVC . Identifié par sa position de chasse neige et sa démarche mal assurée, il n’a pas remis les pieds sur les pistes depuis l’hiver 82 avec sa bande de copains de l’époque. Parti du principe que le ski « c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas », le revoilà 30 ans plus tard mais un tantinet moins confiant qu’à ses 20 ans.  La détermination se lie dans ses yeux mais bien souvent les pistes rouges auront raison de lui et sur le coup de 15h sonne la fin de sa journée pour troquer ses bâtons contre une bonne bière de montagne.

Le hipster version montagne

Le plus souvent en snowboard, ce phénomène s’observe toutefois également sur des skis. C’est le genre de gars qui flambe plus qu’il ne skie. Tenue parfaite et travaillée, bonnet (ou casque)et masque assorti à sa combi, (enfin par combi on entend bien sûr le manteau et le pantalon – vous imaginez bien qu’il ne porterait ô grand jamais une véritable combinaison ! Autant skier en caleçon.) le style ça s’entretient même à la montagne. On imagine qu’il passe autant de temps à se préparer le matin qu’à dévaler les pistes. Bien souvent, son niveau de glisse rejoint la qualité de son paraître et il ne se prive pas pour le prouver à chaque descente. Vitesse indécente, slaloms et dérapages sur-joués le tout avec cet air de « cette technique pointue de la glisse ne me demande aucun effort ».  Il se déplace souvent en groupe mais descend seul pour profiter pleinement de son expérience de la poudreuse, écouteurs vissés aux oreilles. C’est le même que l’on retrouvera avec sa bande de potes toujours affublés de son pantalon de ski et ses chaussures de snow, mais accompagné d’un sweat à capuche et de son bonnet fétiche à faire la tournée des bars de la station.

Le débutant

Généralement accompagné de ses potes, c’est le gars qui s’est laissé embarquer dans l’aventure à la montagne bien qu’il n’y a jamais mis les pieds. Ses potes lui ont assuré que « ça vient tout seul » et qu’en une journée « il maitrisera les pistes rouges ». Le voilà désormais en haut de sa première piste bleue, casque vissé sur la tête, bâtons fermement serrés dans ses poings et le regard apeuré. Ses potes tentent de lui montrer un à un combien il est facile de skier mais lui tout ce qu’il voit c’est cette descente bien trop pentue à son goût. On le retrouvera en position de chasse neige au milieu de la piste, des restes de neige sur sa combi rappelant la douloureuse réalité tandis que ses potes l’attendent un peu plus bas. Allez, tout va bien se passer, on est de tout cœur avec celui-là !

Le danger public

Il y a les débutants, conscient de leur niveau qui appartiennent à la catégorie précédente. Et puis il y a celui qui ne se soucie guère de ses faibles compétences  et décide donc de monter au plus haut de la station pour ensuite descendre toutes les pistes qui s’offrent à lui en tout schuss et en criant « ATTENTIOOOOON » à tous ceux qui seraient sur son passage. Celui-là n’a peur de rien et c’est bien ça le problème. Il ne maitrise pas du tout ses skis et pense que c’est une fatalité et que tout accident ne sera pas de sa faute puisqu’il est débutant. D’après lui c’est donc aux autres de faire attention pour lui. On le retrouve également au niveau des remontées mécaniques à foncer dans la queue, ayant été incapable de freiner lors de sa dernière descente. Prenez garde à ce type de phénomène au risque d’être confondu avec une quille sur une piste de bowling.

Pixabay

Le moniteur

Ah lui, c’est un peu le dieu de la station. Tenue rouge et blanche, teint bronzé, lèvres barbouillées de stick à lèvre et lunettes constamment vissées sur le nez (même en cas de chute de neige), le moniteur se croise très fréquemment sur les pistes. Il skie dans les règles de l’art avec une aisance qui lui est propre. Et quand on le croise on ressent cette même sensation que lorsque que l’on croise une voiture de police au volant : La pression de faire les choses bien. Parce que le moniteur c’est comme le policier. S’il juge que vous vous y prenez mal. Il ne se privera pas de s’arrêter pour vous en faire la réflexion. Son attitude est telle qu’on est partagé entre admiration et exaspération. Parce qu’un moniteur se la pète, c’est un fait et probablement une compétence notée sur son CV.

Variante : Ce même moniteur se croise parfois accompagné de skieurs miniatures affublés de dossards de l’ESF. Danger absolu. Dans ces moments là, le moniteur se transforme en véritable louve accompagnée de sa portée de louveteaux. Si vous passez trop près, c’est l’engueulade assurée. Et vu avec quelle largeur ils abordent leurs virages, on vous conseille de vous faufiler sur la piste bien avant leur arrivée ou de laisser passer sous risque que maman-loup vous tombe dessus.

Le sans-gêne

Vous l’avez sûrement déjà croisé. Lui, c’est celui qui ne respecte rien ni personne. À croire que la montagne lui appartient. Egalement souvent en snowboard, on l’observe malgré tout parfois à ski. C’est le gars qui dévale les pistes sur toute leur largeur avec sa bande de copains, vous empêchant ainsi de passer, au risque d’en cogner un ou finir dans le ravin. D’ailleurs si vous êtes avant eux sur la pente et malgré le code du bon skieur qui indique que tout usager avant vous est prioritaire, il ne se privera pas de vous couper la route et vous faire chuter pour ne pas ralentir sa savoureuse descente. C’est le même type qui a emporté son enceinte dans son sac à dos et fait profiter tous les autres usagers de sa musique, qui bien souvent laisse à désirer. Enfin c’est également ce type qui jette ses mégots par terre et boit sa bière sur les pistes avant de l’abandonner sur le bas-côté.

N’hésitez pas à partager cet article pour avertir vos proches ! 😉 Et si vous connaissez quelqu’un dans l’une de ses catégories, n’hésitez pas à nous le décrire en commentaire ! :)

Partager
Categories:
Insolite

Commenter

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Menu Title